Acheter du bois, c'est bien. Le stocker correctement, c'est ce qui en fait un combustible performant. Mal rangé, un bon bois reste humide, chauffe mal et encrasse le conduit. Voici les règles qui font vraiment la différence.
Surélever le bois du sol
Le sol remonte l'humidité par capillarité. Posez les bûches sur des palettes, des tasseaux ou des parpaings. Cette simple précaution coupe une des principales sources d'humidité et accélère nettement le séchage.
Laisser l'air circuler
Le bois sèche par l'air, pas par la chaleur. Un côté du tas doit rester ouvert, idéalement face aux vents dominants. Évitez la bâche qui enferme l'humidité : on protège le dessus de la pluie, jamais les côtés.
Empilez de manière régulière, sans tasser à l'excès. Un tas bien rangé respire mieux et tient debout plus longtemps.
Choisir le bon emplacement
Privilégiez un endroit ensoleillé et ventilé, loin de la maison pour limiter les insectes, mais pas trop loin pour ne pas décourager les allers-retours en hiver. Avant de construire ou d'acheter un abri, vous pouvez calculer combien de bois tient dans votre abri afin d'adapter la commande à la place disponible.
Combien de temps de séchage ?
- Feuillus durs (chêne, hêtre, charme) : 18 à 24 mois fendus et abrités.
- Feuillus tendres (bouleau, châtaignier) : 12 à 18 mois.
- Résineux : 12 mois environ, mais ils encrassent davantage.
Le fendage accélère tout : une bûche fendue sèche deux à trois fois plus vite qu'une ronde. Pour savoir comment vous y prendre, voyez fendre son bois efficacement.
Vérifier que le bois est prêt
Un bois sec est plus léger, plus clair, fendille en bout et sonne clair quand on tape deux bûches l'une contre l'autre. Le poids est un bon indicateur : vous pouvez calculer le poids d'un stère pour comparer un bois vert et un bois sec, l'écart va du simple au double.
En résumé
Surélever, aérer, orienter, couvrir seulement le dessus. Lisez aussi comment reconnaître un bois prêt à brûler et quand commander son bois pour payer moins cher pour compléter.